Santé mentale et scolarité

« Grande cause nationale » en 2025 et 2026, la santé mentale constitue une priorité majeure pour le ministère français. La santé mentale des étudiants fait, depuis plusieurs années, l’objet d’une vigilance accrue. Plusieurs dispositifs ont été déployés afin de permettre aux jeunes d’accéder rapidement à une écoute attentive et à un soutien concret. De plus, la recherche dans ce domaine est particulièrement active.

Pression académique et gestion du stress

La pression académique représente l’un des facteurs de stress majeurs dans la santé mentale des étudiants, tant au niveau secondaire qu’universitaire. Les exigences de performance élevées, la compétition entre élèves et la crainte de l’échec contribuent à une élévation significative du stress ressenti au quotidien. Une étude menée par Heyme et Opinion Way indique qu’en France, en 2020, 90 % des étudiants se disent stressés. Une mouvance confirmée par l’étude CSA pour LMDE pour l’année 2022, qui montre que 70 % des étudiants se disent en situation de mal-être.

Cette pression se manifeste par une charge de travail importante, des échéances rapprochées et parfois le sentiment de devoir sacrifier d’autres aspects de la vie pour réussir académiquement.

Ce phénomène peut être lié à :

  • La multiplication des évaluations et examens sur des périodes courtes
  • L’incertitude quant à l’orientation future et au marché du travail
  • La précarité financière qui accentue le besoin de résultats rapides

Cette pression constante peut engendrer des troubles anxieux, un épuisement mental et parfois même conduire à des épisodes dépressifs.

Isolement social et intégration au sein des établissements scolaires

L’isolement social et le manque d’intégration au sein des établissements scolaires et universitaires peuvent également être des facteurs aggravants pour la santé mentale des étudiants. Loin de leur famille ou de leur cercle d’amis habituels, certains étudiants peinent à tisser de nouveaux liens sociaux, ce qui les expose à la solitude et au repli sur soi. Cette situation peut être accentuée par la taille des établissements, l’anonymat des grandes promotions et la compétition entre étudiants, qui peuvent limiter les opportunités de créer un réseau de soutien. Cette problématique est confirmée par l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE), selon lequel un étudiant sur quatre (25 %) déclare souffrir d’un sentiment d’isolement.

À ce titre, l’isolement social peut entraîner :

  • Une perte de motivation et d’engagement dans les études
  • Une diminution de la confiance en soi
  • Un sentiment d’exclusion ou d’inadéquation

L’impact de cet isolement est d’autant plus marqué que le soutien social est reconnu comme un facteur protecteur majeur contre les troubles psychiques. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle que les liens sociaux de qualité sont essentiels à la santé mentale et que l’isolement social ainsi que la solitude constituent des déterminants majeurs de la santé, associés à un risque accru de troubles psychiques.

Accès aux ressources de soutien psychologique

L’accès aux ressources de soutien psychologique constitue un pilier essentiel pour préserver la santé mentale des étudiants pendant leur parcours académique. De nombreux établissements proposent aujourd’hui des dispositifs variés, allant des consultations gratuites avec des psychologues à des groupes de parole et des ateliers de gestion du stress. Mais le recours à ces services demeure inégal, souvent freiné par la méconnaissance des dispositifs ou la stigmatisation liée à la demande d’aide psychologique.

Pour favoriser un meilleur accès, il est crucial de :

  • Informer les étudiants des ressources disponibles
  • Développer des parcours adaptées aux besoins de chacun (présentiel, en ligne, écoute téléphonique)
  • Sensibiliser à l’importance de la santé mentale dès l’entrée dans l’établissement scolaire

Un suivi précoce et personnalisé peut contribuer à prévenir l’apparition de troubles psychiques plus graves et à améliorer durablement le bien-être des étudiants. Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace propose des ressources pour aider les étudiants.

Solutions et accompagnements proposés

Des solutions existent pour permettre aux personnes concernées de poursuivre ou de reprendre leurs études dans les meilleures conditions. Des aménagements du parcours universitaire peuvent être mis en place (adaptation des modalités d’examen, emploi du temps, accompagnement pédagogique, etc.) afin de prévenir les ruptures de parcours et de favoriser la réussite scolaire.

Les dispositifs de soutien développés par l’Enseignement supérieur, tels que les Services de santé étudiante (SSE), les Bureaux d’aide psychologique universitaires (BAPU) ou encore Santé Psy Étudiant, s’inscrivent dans cette logique d’accompagnement global et d’orientation vers les ressources adaptées.

Dans cette dynamique, le Samsah Prépsy joue un rôle essentiel en accompagnant les jeunes vivant avec des troubles psychiques dans l’élaboration de leur projet de vie, le maintien ou la reprise des études, l’accès aux droits et la coordination avec les différents partenaires (établissements d’enseignement, professionnels de santé, services sociaux). L’objectif est de sécuriser les parcours, favoriser l’autonomie et éviter les ruptures, afin que chacun puisse poursuivre au mieux son projet d’études malgré les difficultés rencontrées.

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