Prépsy Actu Juillet 2026

Ce mois-ci, l’actualité met en lumière plusieurs enjeux majeurs de santé et de prévention : l’usage responsable de l’intelligence artificielle, l’accompagnement de la souffrance psychique à l’école et au travail, ainsi que la lutte contre les préjugés. Elle souligne également la nécessité de renforcer la pédopsychiatrie et de mieux coordonner la prise en charge des jeunes les plus vulnérables.

IA et santé : les bons réflexes

La Haute Autorité de santé (HAS) a publié une fiche repère intitulée « Intelligence artificielle en santé – Bien l’utiliser et bien se protéger ». Ce document s’adresse au grand public afin d’accompagner les usages de l’IA dans le domaine de la santé. Il explique le fonctionnement de l’IA générative, ses limites et les bonnes pratiques à adopter.

La HAS insiste sur l’importance de garder un esprit critique face aux réponses fournies par ces outils. Elle rappelle également la nécessité de protéger ses données personnelles et de consulter un professionnel de santé pour toute décision médicale. L’objectif est de proposer des repères simples, pédagogiques et accessibles à tous les usagers. La fiche s’appuie sur les travaux de la CNIL et de France Assos Santé. En complément, une foire aux questions est mise en ligne afin de répondre aux interrogations les plus fréquentes.

Les thèmes abordés concernent notamment la fiabilité des réponses, la protection des données personnelles et la manière d’échanger efficacement avec un professionnel de santé à partir d’informations obtenues grâce à une IA. Ce guide vise ainsi à favoriser un usage éclairé, responsable et sécurisé de l’intelligence artificielle en santé.

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Santé mentale à l’école : orienter plus vite

Un communiqué publié le 2 juillet 2026 précise les modalités d’orientation des élèves présentant des signes de souffrance psychique. Après une première évaluation réalisée au sein de l’établissement scolaire, un professionnel peut demander une orientation prioritaire vers les soins. En cas de danger imminent, l’appel au 15 reste la procédure à suivre.

Le dispositif repose sur trois niveaux d’urgence : un accompagnement avec orientation, une évaluation rapide permettant un accès prioritaire aux soins, ou une prise en charge psychiatrique en urgence. Tous les personnels de l’établissement peuvent contribuer au repérage des situations préoccupantes, mais l’évaluation est assurée par les professionnels sociaux, de santé et les psychologues de l’Éducation nationale.

Lorsque des soins rapides sont nécessaires, la famille reçoit un courrier « coupe-file » indiquant le niveau d’urgence et facilitant l’accès au parcours de soins. En cas de risque vital ou de passage à l’acte, le 15 mobilise le service d’accès aux soins ainsi que la filière psychiatrique lorsqu’elle est disponible. Ce dispositif a pour objectif de mieux organiser le passage entre le repérage à l’école et l’orientation vers le système de soins.

Toutefois, il ne crée pas de nouvelles places dans les structures de prise en charge et ne garantit pas un délai d’accès identique sur l’ensemble du territoire, son efficacité dépendant des ressources locales disponibles.

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Troubles psychiques : changer de regard

La Fondation Falret a lancé la campagne « À côté de la plaque » le 6 juillet 2026. Diffusée dans le métro parisien puis dans les abribus, cette campagne vise à lutter contre les préjugés liés aux troubles psychiques. Son message principal est qu’un trouble psychique ne définit ni une personne, ni son avenir.

Pour illustrer ce message, la campagne met en avant six témoignages authentiques de personnes vivant avec un trouble psychique. Ces récits sont associés aux parcours de six personnalités historiques, parmi lesquelles Winston Churchill, Niki de Saint Phalle, Marie Curie, Jean-Jacques Rousseau, Blaise Pascal et Marguerite Duras. Le titre « À côté de la plaque » fait à la fois référence aux plaques de rue honorant ces personnalités et aux idées reçues sur la santé mentale.

La campagne souhaite transmettre un message d’espoir et encourager une société plus inclusive. Elle est le fruit d’une collaboration entre la Fondation Falret et l’agence BETC. Enfin, elle rappelle que les troubles psychiques ne doivent pas empêcher chacun de trouver sa place dans la société et appelle à faire de la santé mentale une véritable priorité de politique publique.

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Santé mentale au travail : jouer pour en parler

« Cap sur la santé mentale » est un atelier de sensibilisation collective basé sur un jeu de plateau. Conçu par le Groupe JLO, cabinet spécialisé en ressources humaines et en qualité de vie au travail (QVCT), filiale du Groupe APICIL, il a pour objectif de libérer la parole sur la santé mentale en entreprise tout en favorisant les échanges et l’apprentissage des participants.

L’atelier vise à améliorer le bien-être des collaborateurs, à prévenir les risques psychosociaux et à renforcer la performance collective. Animé par un consultant en santé au travail, il se déroule sous la forme d’un jeu comprenant 65 cartes réparties en cinq catégories : idées reçues, culture générale, signaux d’alerte, recommandations et cartes spéciales. Les sessions réunissent de trois à douze participants, répartis en équipes, pendant une durée de 45 à 60 minutes. Au fil des échanges, les participants répondent à des questions, partagent leurs expériences et apprennent à mieux comprendre les enjeux de la santé mentale.

L’atelier sensibilise aux fondamentaux de la santé mentale, aide à repérer les signaux d’alerte et les facteurs de protection, tout en proposant des recommandations pratiques pour préserver son équilibre (déconnexion, sommeil, alimentation, loisirs et relations sociales). Il s’adresse à tous les types d’organisations, quels que soient leur taille, leur secteur d’activité ou leur statut.

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Pédopsychiatrie : 35 millions d’euros annoncés

La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a présenté les priorités 2026 pour renforcer la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Les projets soutenus devront notamment renforcer le repérage précoce des psychoses émergentes chez les 15-25 ans, en complément des actions destinées aux jeunes les plus vulnérables.

Malgré ces ambitions, les moyens alloués sont en forte baisse : l’enveloppe budgétaire passe de 25 millions d’euros en 2025 à 10 millions d’euros en 2026, soit une diminution de 60 %. Les projets soutenus concernent principalement les enfants et adolescents suivis par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ou relevant de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

La stratégie met également l’accent sur le développement du repérage et de l’intervention précoce face aux psychoses émergentes. Les projets devront favoriser une approche territoriale associant les acteurs de la psychiatrie, de l’éducation, de la prévention, des addictions et du secteur médico-social. L’objectif est de mieux coordonner les interventions et d’améliorer la prise en charge des jeunes les plus fragiles. Toutefois, la réduction importante des financements risque de limiter le nombre de projets pouvant être soutenus.

Ainsi, si l’intervention précoce et l’accompagnement des jeunes vulnérables deviennent les deux priorités nationales, leur mise en œuvre dépendra fortement des ressources financières disponibles.

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Ce #prepsyactu revient sur les actualités majeures du mois de juillet 2026 : intelligence artificielle en santé, santé mentale à l’école et au travail, lutte contre les préjugés et enjeux de la pédopsychiatrie.

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