Environnement et psychiatrie

Qu’est-ce que l’environnement ?

 

L’impact environnemental sur la santé humaine : comprendre le rôle déterminant de notre environnement dans la qualité de vie et la gestion de notre santé. 

L’environnement est défini au sens large, commela combinaison des éléments naturels et socio-économiques qui constituent le cadre et les conditions de vie d’un individu, d’une population, d’une communauté à différentes échelles spatiales. Il est composé d’éléments dont certains contribuent à subvenir à nos besoins. Il s’agit donc d’un facteur déterminant influençant notre comportement au quotidien.

 

L’OMS (organisation mondiale de la santé) affine cette définition en parlant de «santé environnementale». Cette dernière comprend les aspects de la santé humaine, comprenant la qualité de la vie, déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Bien qu’encore actuellement difficile à évaluer de manière pointue, cette définition précise et confirme que l’environnement a un impact sur notre santé et sur notre gestion de celle-ci.

 

 

Ainsi, nous comprenons là que la stabilité de notre environnement peut favoriser, ou du moins, contribuer à l’élaboration d’un cadre propice à une meilleure santé et une prise en soin efficiente. Il s’agit là d’une des orientations prioritaires de la recherche en Santé publique, mais aussi un enjeu socio-économique fort en France. 

L’impact de l’environnement de vie sur la santé mentale : comment le lieu de vie, l’activité physique, l’alimentation, le tabagisme et le sommeil jouent un rôle crucial dans le bien-être mental.

 

Le mode de vie comprend le lieu de vie. Que nous soyons encore chez les parents ou que nous soyons en autonomie dans un appartement ou une maison, le «chez-soi» représente symboliquement, dans les idées reçues, un lieu de sécurité et de stabilité. Néanmoins, ce n’est pas toujours le cas et il est parfois nécessaire de repasser par l’apprentissage pour trouver ou retrouver des gestes et habitudes altérés par la présence de troubles psychiques.

 

À Prépsy nous proposons le SAMSAH’Appart. Il s’agit d’un espace d’apprentissage et d’évaluation à destination de jeunes adultes (18/25 ans) atteints de schizophrénie et/ou troubles apparentés. Ce dispositif, proposé par le SAMSAH, participe à l’empowerment (auto-détermination) et au développement global des usagers.

 

Concrètement, il s’agit d’une simulation d’un appartement de type T2.L’espace est utilisé à différentes fins en fonction des objectifs visés et/ou de l’activité développée: versant évaluatif et versant pédagogique d’apprentissage. Ces mises en situations concrètes permettent aux usagers de donner davantage de sens à leurs apprentissages et de développer de nouvelles compétences/connaissances pour gérer au mieux leur quotidien. Les scénarios sont diversifiés et personnalisés allant de l’atelier centré sur une activité (par exemple: atelier cuisine, linge, gestion administrative, navigation internet, etc.) aux scénarios complets et complexes (par exemple: organisation d’un repas entre amis allant de la préparation du repas (faire les courses, cuisine, etc.) à la gestion des «à côté» (organiser la table, prévenir les amis, gérer son temps, etc.). Dans ce cadre, l’ensemble de l’équipe de case managers du SAMSAH Prépsy est ainsi amené à évoluer dans cet espace de travail en fonction des besoins spécifiques de chaque usager.

 

En plus du lieu de vie, l’activité physique, l’alimentation, le tabagisme, le sommeil sont autant d’exemples concrets influençant également sur la santé mentale.

La synthèse d’un certain nombre d’études montre que l’activité physique diminue de 16% le risque de dépression, de 27% le risque de nouvel épisode psychotique et de 25% le risque de trouble anxieux. Il semblerait qu’elle stimule, de manière globale, les capacités d’attention et de compréhension. En plus des aspects psycho-émotionnels, l’amélioration des paramètres cardio-métaboliques n’est pas négligeable. La perte de poids significative observée chez certaines personnes et les impacts favorables sur l’estime de soi, l’autonomie et la socialisation sont également à noter. D’un point de vue thérapeutique, l’activité physique contribue à lever les barrières et à renforcer la relation de confiance pour une meilleure alliance dans la relation de soin.

 

Néanmoins, quand nous sommes atteints par un trouble mental, il est fréquent de souffrir également de symptômes, comme la fatigue, le ralentissement psychomoteur, l’effet des médicaments, les fluctuations thymiques.

 

L’aspect motivationnel peut être considéré comme le plus difficile dans la problématique des troubles mentaux. Il peut être alors important de s’appuyer sur le contact social et les aspects ludiques afin d’encourager la pratique régulière de l’activité physique.

 

Depuis 2019 avec la Stratégie Nationale Sport Santé (SNSS) et encore davantage depuis 2022 dans le cadre du programme National Nutrition Santé (PNNS), la France oriente les pratiques de prévention en santé vers la pratique d’activité physique adaptée, ceci quels que soient l’âge et le sexe.

 

Les bénéfices répertoriés par l’INSERM sont 

 

 

  • Diminution de la mortalité et l’augmentation de la qualité de vie,
  • Prévention et soins contre les principales pathologies chroniques (cancer, maladies cardiovasculaires comme expliqué plus haut, diabète…),
  • Développement d’une croissance harmonieuse,
  • Contrôle du poids corporel,
  • Amélioration de la santé mentale,
  • Amélioration de la qualité et de la quantité de sommeil et du cycle diurne.
 

L’Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (Anses) propose des recommandations adaptées aux différents groupes de populations : enfants et adolescents, adultes, personnes âgées, femmes en période de grossesse, etc., dans l’objectif de permettre l’adoption d’un mode de vie actif dès le plus jeune âge, dans un environnement favorable.

 

Pour les adultes, il est recommandé de pratiquer 30 minutes d’activité physique développant l’aptitude cardio-respiratoire d’intensité modérée à élevée, au moins 5 jours par semaine, en évitant de rester 2 jours consécutifs sans pratiquer. Les activités physiques à visée cardiorespiratoire et celles à visée musculaire peuvent être intégrées dans une même activité ou au cours de la même journée. Pour les enfants et adolescents de 6 à 17 ans, il est recommandé de pratiquer au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à élevée.

 

Concernant la sédentarité, pour les adultes, il est recommandé de réduire le temps total quotidien passé en position assise et d’interrompre les périodes prolongées passées en position assise ou allongée, au moins toutes les 90 à 120 minutes, par une activité physique de type marche de quelques minutes. Pour les enfants, il est recommandé de limiter la durée totale quotidienne des activités sédentaires et la durée de chaque activité sédentaire, pour ne pas dépasser 2 heures en continu pour les 6 à 17 ans.

 

Nous développons un projet intitulé Prépsy GO’.

L’alimentation et la santé mentale : explorer le rôle crucial de l’équilibre alimentaire dans le bien-être mental et l’importance d’une approche holistique pour la prise en charge des troubles de la santé mentale.

Nous associons généralement facilement l’alimentation à la notion de plaisir, de nécessité, de moment d’interaction sociale et de convivialité… Cela est largement relayé par les réseaux sociaux, les émissions télévisées… Certaines études scientifiques démontrent même qu’une alimentation saine et équilibrée favorise le bien-être des individus et améliore la qualité de vie : «L’alimentation participe au bonheur».

Elle semble donc jouer un rôle essentiel dans la santé mentale et il existe un lien étroit entre ce que nous mangeons et notre bien-être.

 

Pour autant, pour certaines personnes souffrant de trouble de la santé mentale, l’alimentation est vécue comme un refuge, un objet de stigmatisation, un effet secondaire aux traitements et peut générer des troubles du comportement s’ajoutant ainsi à une santé mentale déjà fragilisée. Ainsi, dans ces moments précis, pouvons-nous affirmer que l’alimentation participe au bonheur? Les premiers concernés nous dirons que non, loin de là…

 

Il est dit que la santé mentale est un équilibre entre fragilité et solidité. L’équilibre dans l’alimentation est tout aussi important. Les compromis entre restriction/permission, entre la sensation d’envie/la sensation de faim par exemple, sont primordiaux pour ne pas créer de frustration.

Les jeunes adultes sont plus à risque de développer des troubles alimentaires tels que l’anorexie, la boulimie ou l’hyperphagie qui sont étroitement liés à des troubles de santé mentale tels que la dépression, l’anxiété et l’image corporelle négative. Les carences en certains nutriments peuvent aussi avoir un impact sur la santé mentale.

 

Les professionnels spécialisés indiquent qu’il est nécessaire de «réapprendre» à s’alimenter, de ressentir à nouveau, de mettre de la «pleine conscience» derrière ses actions et ses sensations, d’apprendre à se connaitre… pour à nouveau faire que les mots «alimentation» et «bonheur» partagent la même phrase.

Des études semblent avancer qu’une alimentation équilibrée et nutritive est essentielle pour soutenir la santé mentale. Elles affirment même que les nutriments clés comprennent les acides gras oméga-3, les vitamines B, la vitamine D, le zinc et le magnésium. Par exemple, une carence en vitamine D a été associée à un risque accru de dépression. De même, des niveaux bas d’acides gras oméga-3 ont été liés à des problèmes de santé mentale, tels que l’anxiété et la dépression.

 

La psycho-nutrition est une discipline dont nous entendons de plus en plus parler. Elle fait référence à l’ensemble des approches visant à modifier le comportement alimentaire d’un individu pour l’accompagner vers un état de mieux-être psychologique. Dans la même lignée, le ministère de la Santé recommande même par des actions publicitaires médiatisées de consommer des aliments variés tels que 5 fruits et légumes chaque jour, auxquels nous ajouterons des céréales complètes, des protéines maigres… Là encore, il est question d’équilibre.

 

En outre, il est important de souligner que l’alimentation ne doit pas être considérée comme un remède unique pour les troubles de santé mentale, mais plutôt comme un élément du puzzle global de la santé mentale. Une approche générale, comprenant également le soutien médical et psychologique approprié est essentielle pour la prise en charge des troubles de la santé mentale chez les jeunes adultes.

Dans les établissements de soin, l’alimentation peut faire partie intégrante des objectifs d’accompagnement et des ateliers spécialisés et des «repas thérapeutiques» ayant pour objectifs de faciliter la prise alimentaire, prévenir la dénutrition, la socialisation (lutte contre l’isolement) y sont souvent organisés.

 

 

À Prépsy, nous organisons des groupes animés par un diététicien.

Le sommeil et la santé mentale

Nous comprenons aujourd’hui plus que jamais l’impact significatif du sommeil sur le bien-être mental, soulignant l’importance d’une gestion globale des troubles du sommeil chez les jeunes adultes. Le sommeil, essentiel à notre équilibre, joue un rôle fondamental dans notre santé mentale.

Nous pouvons assumer d’affirmer que le sommeil joue un rôle fondamental dans la santé mentale des jeunes adultes. Nous avons déjà tous ressenti, au moins une fois, l’incidence du manque de sommeil sur notre moral. Il existe donc une relation étroite entre les troubles du sommeil et les problèmes de santé mentale émergents. Pour autant, il est important de différencier les troubles du sommeil dits passagers et bénins, des troubles du sommeil liés à un trouble mental. Il peut être utile de chercher et d’éliminer une éventuelle cause extérieure (cause physiologique, médicamenteuse, sociales…).

Un trouble du sommeil est un état pathologique lié à un dysfonctionnement du sommeil qui interfère avec la santé des personnes. Des échelles peuvent permettre de favoriser le dépistage des troubles du sommeil chez les personnes avec un trouble mental. En retour, la psychiatrie, par son attention à la symptomatologie mentale, peut apporter des éléments importants pour mieux dépister, délimiter et définir les troubles du sommeil.

Voyons quelques points généraux importants que nous avons pu relever dans la littérature scientifique:

L’importance du sommeil: Le sommeil est essentiel pour le fonctionnement cognitif, émotionnel et physique. Un sommeil de qualité permet de consolider la mémoire, de favoriser la récupération physique et de réguler les émotions.

Insomnie et santé mentale: l’insomnie, qui se caractérise par des difficultés à s’endormir ou à rester endormi, est souvent associée à des problèmes de santé mentale tels que la dépression et l’anxiété. Les troubles du sommeil peuvent également aggraver les symptômes de certaines maladies mentales existantes.

Le rythme circadien perturbé: De nombreux jeunes adultes ont des rythmes de sommeil perturbés en raison de facteurs tels que des horaires irréguliers, l’utilisation excessive d’écrans la nuit, ou le stress lié aux études ou à l’emploi. Ces perturbations peuvent avoir un impact négatif sur la santé mentale.

Le cycle de la santé mentale et de sommeil: le sommeil et la santé mentale peuvent s’influencer mutuellement dans un cycle bidirectionnel. Les problèmes de sommeil peuvent contribuer à des problèmes de santé mentale et vice et versa.

Une approche globale de la gestion des problèmes de santé mentale chez les jeunes adultes doit inclure une attention particulière au sommeil. La mise en place de mesures de prévention ciblant le sommeil en tant que comportement modifiable en psychiatrie est nécessaire pour plus d’efficience. Des pratiques d’hygiène du sommeil saines, telles que maintenir des horaires de sommeil réguliers, éviter les stimulants avant le coucher, et créer un environnement de sommeil propice, peuvent être utiles.

Pour améliorer la qualité du sommeil, certaines recommandations ont été faites et sont accessibles sur:

 

 

Partager : 

Perte de la réalité

Définition

La déréalisation, ou perte de la réalité, est un phénomène psychologique où une personne perçoit le monde comme irréel, étrange, ou distant. Cela peut se manifester par une perception altérée de l’environnement, où les objets et les situations semblent inhabituels, flous, ou dépourvus de réalité, donnant à la personne l’impression d’être dans un rêve.

Causes

Bien que des degrés de déréalisation puissent survenir temporairement en cas d’anxiété ou de stress, la déréalisation chronique est souvent liée à des traumatismes graves ou un stress prolongé. Des facteurs tels que :

  • Des traumatismes passées ou violences psychologiques ou psychiques
  • Négligence pendant l’enfance
  • La perte inattendue d’un proche
  • Des antécédents de violence domestique

Traitement

La perte de réalité peut disparaître sans traitement. On ne traite la personne que si son trouble persiste, est récurrent ou est source de souffrance. 

La déréalisation est souvent associée ou déclenchée par d’autres troubles mentaux (comme l’anxiété ou la dépression) qui nécessitent un traitement. Il est également nécessaire de s’occuper des sources de stress ayant déclenché les symptômes ou susceptibles d’avoir contribué au développement de ces symptômes. Le traitement peut comprendre des médicaments anxiolytiques et antidépresseurs, une thérapie comportementale et cognitive…

Aider un proche

Proposez respectueusement l’idée d’une séance de thérapie pour explorer les symptômes. Soyez conscient que demander de l’aide peut être difficile, assurez-lui de votre soutien même en cas de silence. Respectez les limites en évitant d’insister si la personne ne souhaite pas discuter de ses symptômes ou de traumatismes passés. Restez présent pour éviter des blessures potentielles et essayez de rassurer la personne dans un environnement calme et isolé, l’accompagnant si possible à prendre l’air.

Délires

Définition

Le délire se manifeste par une altération de la perception de la réalité, auquel la personne adopte des croyances erronées. L’idée délirante est en rapport avec les thèmes, les croyances, et les convictions de la vie imaginaire, perçue comme authentique, influençant ainsi l’ensemble de la vie de la personne.

Causes

La cause précise du délire demeure inconnue, mais certains troubles psychiatriques peuvent déclencher ce symptôme. Dans certaines situations, comme après un accident, une consommation de substance, une malnutrition ou déshydratation, des pathologies ou une forte fièvre peuvent être à l’origine de délires aigus, limités dans le temps et disparaissant une fois la cause traitée.

La perte de réalité peut disparaître sans traitement. On ne traite la personne que si son trouble persiste, est récurrent ou est source de souffrance. 

Traitement

Des psychothérapies (thérapie par la parole) et des médicaments peuvent être prescrits pour traiter la symptomatologie délirante.

CPOA (Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil – Urgences psychiatriques, 24/7) 

Aider un proche

Lorsque vous essayez d’aider un proche souffrant de délire, adoptez une approche non conflictuelle et calme. Exprimez vos inquiétudes comme une opinion plutôt qu’un jugement, de préférence lorsque votre proche n’est pas en plein délire. Restez neutre et évitez de convaincre la personne que ses illusions ne sont pas réelles.

Désorganisation

Définition

La “désorganisation” fait référence à une altération du fonctionnement cognitif et comportemental d’une personne. Cela peut inclure des difficultés à maintenir une pensée cohérente, à organiser des idées ou à accomplir des tâches quotidiennes de manière ordonnée.

Causes

La désorganisation peut être causée par divers facteurs, notamment au niveau cognitif, émotionnel ou social. Parmi les causes les plus fréquentes, on retrouve certains troubles mentaux comme la dépression, les troubles bipolaire/schizophrénique/de la personnalité borderline, les facteurs de stress environnementaux, l’abus de substance.  

Traitement

La désorganisation étant complexe, une évaluation complète par un professionnel de la santé mentale est essentielle pour comprendre les causes spécifiques et élaborer des interventions appropriées.

 

Aider un proche

Encouragez la collaboration avec des professionnels de la santé mentale pour élaborer un plan de traitement personnalisé. Apportez un soutien émotionnel sans jugement, proposez une assistance pratique pour les tâches quotidiennes (organisation des horaires, gestion des médicaments, la création de routine) afin d’apporter structure et stabilité. Enfin, encouragez l’adoption d’un mode de vie sain, notamment par l’exercice régulier.

Perte d'identité

Définition

La dépersonnalisation est un phénomène psychologique caractérisé par une altération de la perception de soimême. Cela se traduit par une sensation de détachement ou de distanciation par rapport à son propre corps, à ses pensées et à son environnement. Les personnes vivant des épisodes de dépersonnalisation peuvent ressentir une observation externe de leur propre vie, comme si elles étaient spectatrices de leurs propres actions. 

Causes

Bien que des degrés de dépersonnalisation puissent survenir temporairement en cas d’anxiété ou de stress, la déréalisation chronique est souvent liée à des traumatismes graves ou un stress prolongé. Des facteurs tels que :

  • Des traumatismes passées ou violences psychologiques ou psychiques
  • Négligence pendant l’enfance
  • La perte inattendue d’un proche
  • Des antécédents de violence domestique

Traitement

La perte d’identité peut disparaître sans traitement. On ne traite la personne que si son trouble persiste, est récurrent ou est source de souffrance.

La dépersonnalisation est souvent associée ou déclenchée par d’autres troubles mentaux (comme l’anxiété ou la dépression) qui nécessitent un traitement. Il est également nécessaire de s’occuper des sources de stress ayant déclenché les symptômes ou susceptibles d’avoir contribué au développement de ces symptômes. Le traitement peut comprendre des médicaments anxiolytiques et antidépresseurs, une thérapie comportementale et cognitive…

Aider un proche

Proposez respectueusement l’idée d’une séance de thérapie pour explorer les symptômes. Soyez conscient que demander de l’aide peut être difficile, assurez-lui de votre soutien même en cas de silence. Respectez les limites en évitant d’insister si la personne ne souhaite pas discuter de ses symptômes ou de traumatismes passés. Restez présent pour éviter des blessures potentielles et essayez de rassurer la personne dans un environnement calme et isolé, l’accompagnant si possible à prendre l’air.

Dépression

Définition

La dépression est un trouble de l’humeur marqué par une tristesse persistante, un manque d’intérêt et de motivation. Elle se caractérise par une perte d’enthousiasme pour les activités habituelles, allant au-delà de la tristesse ordinaire. Ce trouble peut affecter significativement la vie quotidienne d’une personne.

Causes

Les causes peuvent inclure des déséquilibres neurochimiques, des facteurs génétiques et environnementaux comme le stress ou les traumatismes, et des facteurs psychologiques ou personnels. Les personnes qui ont vécu certaines épreuves sont plus sujettes à la dépression, comme : 

 

  • Le surmenage
  • La solitude
  • Les événements difficiles ou traumatisants (précarité, séparation, deuil)  

Aider un proche

Offrez une écoute attentive, soyez présent(e) et montrez de l’empathie sans juger. Exprimez clairement votre soutien, car parfois, une simple expression peut être bénéfique. Encouragez la personne à consulter un professionnel de la santé mentale, tel qu’un psychiatre, un psychologue ou un thérapeute, car leur expertise est cruciale pour un traitement approprié. Faites attention à votre propre santé mentale, car vous pourriez vous épuiser émotionnellement. Suggérez des activités positives comme l’exercice physique, la méditation ou la pratique de hobbies. Soyez patient(e) car la guérison prend du temps.

Traitement

Le traitement de la dépression combine différentes approches. Cela peut inclure des discussions avec un professionnel (psychothérapie comme la thérapie cognitivo-comportementale), des médicaments spécifiques (antidépresseurs), ainsi que des habitudes saines comme l’exercice, une alimentation équilibrée et des méthodes de relaxation.

Insomnie

Définition

L’insomnie se caractérise par des difficultés à s’endormir ou à rester endormi, pouvant entraîner une sensation de fatigue persistante au réveil. Elle peut être occasionnelle ou chronique, affectant l’énergie, l’humeur, les performances professionnelles et la qualité de vie.

Causes

Les causes de l’insomnie sont variées, telles que :

 

  • le stress
  • l’anxiété
  • les événements de la vie (mariage, déménagement, jet-lag…)
  • la prise de certains médicaments
  • la consommation de stimulants (caféine, tabac), l’alcool
  • les habitudes de sommeil perturbées.

Traitement

Si vous avez des difficultés à vous endormir, consultez un professionnel pour trouver la cause et obtenir un traitement adapté. L’insomnie aiguë peut ne pas nécessiter de traitement, mais si elle persiste et devient chronique (plus de 3x semaine pendant + de 3 mois), consultez un thérapeute.

Quelques astuces pour un retrouver un sommeil réparateur :  

  • Maintenir un rythme de sommeil régulier (horaire fixe de coucher et de lever)
  • Réduire l’exposition aux écrans au moins une heure avant le coucher
  • Éviter les repas copieux, la caféine et le tabac avant le coucher
  • Pratiquer une activité physique quotidienne

Aider un proche

Approchez la situation avec empathie, évitez d’exercer une pression. Si l’insomnie persiste, encouragez votre proche à consulter un professionnel pour une évaluation approfondie et envisager un traitement adapté.

Hallucinations

Définition

Une hallucination est définie comme une perception sensorielle sans présence d’un stimulus détectable : par exemple voir des objets physiquement absents, ou bien entendre des voix sans que personne parle.

Causes

Les hallucinations peuvent être déclenchées par divers facteurs, ne se limitant pas aux troubles psychiatriques (notamment les troubles psychotiques). Les causes potentielles incluent 

  • l’épilepsie
  • la consommation de substances ou médicaments
  • des traumatismes
  • une fièvre élevée

Traitement

Le traitement doit être assuré par un psychiatre, et les approches varient en fonction de l’origine des hallucinations. 

  • La prescription d’antipsychotiques 
  • La prescription d’anxiolytiques 
  • Entreprendre une psychothérapie ou une psychanalyse

En cas d’hallucinations liées à la consommation d’alcool ou de stupéfiants, une cure de désintoxication peut être envisagée.

Aider un proche

Pour apporter votre soutien, parlez lentement, calmement et doucement en utilisant un langage simple. Soyez patient, car la personne peut nécessiter plus de temps pour assimiler l’information. Réduisez les stimuli en éteignant radios, télévisions et lumières vives pour diminuer le stress.

Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil – Urgences psychiatriques, 24/7 : 0145658109
15 SAMU
18  Pompiers

Anxiété

Définition

L’anxiété est un sentiment d’inquiétude, de nervosité ou de crainte face à des situations futures ou incertaines. Elle peut entraîner une respiration rapide, une agitation et une accélération du rythme cardiaque. Bien qu’une réponse normale au stress, une anxiété intense, persistante et impactant négativement la vie quotidienne peut être considérée comme un trouble anxieux.

Causes

  • Un évènement marquant
  • Un traumatisme
  • Une consommation de substance
  • Une maltraitance
  • Un harcèlement scolaire

Traitement

  • la psychothérapie
  • l’approche médicamenteuse
  • des changements de mode de vie
    • exercice physique
    • alimentation saine
    • sommeil adéquat
    • la limitation de la consommation de café et d’alcool.

Aider un proche

La patience est cruciale ; écoutez ses souhaits et respectez son rythme. Encouragez la respiration lente et profonde. Bien qu’il soit naturel de vouloir aider à surmonter les peurs, forcer la personne dans des situations inconfortables peut aggraver son anxiété.

Idées noires

Définition

Les “idées noires” représentent des pensées persistantes et négatives, souvent teintées de pessimisme et de désespoir. Elles peuvent inclure une profonde tristesse, une dévalorisation de soi et voire des pensées suicidaires.

Si vous avez envie de mourir ou envisager le suicide comme solution à vos problèmes alors on parlera d’idées suicidaires. Avoir des idées suicidaires peut toucher tout le monde, avec environ 13% de la population générale en France en ayant fait l’expérience.

Causes

Les idées noires sont déclenchées par un ensemble de difficultés et de problèmes rencontrés, variant d’une personne à l’autre. Elles sont souvent associées à des troubles de l’humeur tels que la dépression, et peuvent être influencées par des situations stressantes, des pressions au travail, des problèmes relationnels, des événements traumatiques, ainsi que par des facteurs génétiques et environnementaux.

Traitement

Il est essentiel de reconnaître ces pensées et d’en parler à un proche ou à un professionnel de la santé mentale, comme un psychologue, un psychiatre ou un thérapeute. Ils peuvent aider à envisager des solutions alternatives. Des activités physiques régulières, un soutien social, la gestion du stress et diverses thérapies sont des stratégies de traitement courantes.

Aider un proche

Exprimez votre soutien à votre proche, montrez-lui que vous vous souciez et que vous êtes prêt à l’écouter. En l’écoutant attentivement, parfois, la simple expression des pensées peut soulager une partie du poids émotionnel. Maintenez un contact régulier pour offrir un soutien continu, encouragez à solliciter l’aide d’un professionnel de la santé mentale, et rappelez que vous n’êtes pas un substitut à un thérapeute. En cas d’urgence, sollicitez une aide professionnelle ou contactez les services d’urgence.